Me voici enfin à NYC ! 8h24, et je suis déjà devant le PC pour vous raconter mon arrivée in the city never sleeps.
Compte tenu des récentes menaces terroristes, je me suis levée très tôt pour arriver en avance à l’aéroport. Je crois que Maman m’en veut encore d’avoir commandé un taxi à 6h, alors que mon vol ne décollait qu’à 11h25… Ce qui n’a pas servi à grand-chose, puisque s’agissant d’un vol pour Frankfort, les contrôles étaient ceux de routine, et évidemment pas de douane. Pour ceux qui n’ont jamais voyagé sur Lufthansa, il faut savoir qu’il n’y a qu’une seule file d’attente pour tous les vols à l’enregistrement, ce qui est un joyeux bordel ! Maman m’a quitté à 10h, lorsque je suis partie en salle d’embarquement, pour mémoire nous sommes arrivées à CDG à 6h30, après avoir failli mourir 2 fois (les joies du taxi parisien…).
Comme pour chaque départ pour Barcelone, je me retrouve dans la salle d’embarquement, du satellite 6 de CDG 1, et pour ne rien changer le vol a du retard. Toute omnubilée que j’étais pas le poids de mes bagages (on a droit à 2 fois 23kgs, mais j’ai pu emmener 25 et 26 kg, non sans avoir dû enlever deux vestes, dont une que j’ai enfilé par-dessus celle que je portais déjà, mes deux gilets, mon pull et mon T-shirt… et une serviette de bain), j’ai oublié de demandé une place près du hublot, alors je me retrouve près du couloir. Ce qui en soi n’était pas bien grave, puisque je me suis endormie, à l’instant ou j’ai posé mes fesses sur mon siège ! Quelle ne fut donc pas ma surprise d’apprendre que notre avion avait du retard mon réveil !
C’est donc fébrilement que je monte dans le bus qui doit nous conduire à notre correspondance. J’avais tout d’abord pensé qu’il y avait 1h de décalage horaire avec l’Allemagne, ben quoi ne riez pas je n’y suis jamais allée. Et puis, on est prêt à quoi n’importe quoi, quand il y a écrit sur votre carte d’embarquement que celui commence à 12h40 (soit 1h avant le décollage…), mais qui votre montre indique qu’il est 13h15 ! Vous commencez à saisir toute la gravité de histoire… Bref, je fais le plus vite possible, priant pour que mes bagages aient eux aussi le temps de me suivre, et qu’il n’y aura pas trop de monde au contrôle de sécurité. Je vous ai dit que bien évidemment, je ne parle pas allemand ? Mais au final, ce n’est pas très différent de ce qui s’est passé à Roissy, l’efficacité germanique en plus, ce fut donc très rapide. Avantage : aucune attente. Inconvénient : quelqu’un a parlé de duty free ? Pas moi en tout cas !
C’est donc parti pour un peu moins de 9 très longues heures de vol, sur le siège du milieu, dans la rangée du milieu ! Rien à signaler, sur le vol, on mange (un repas plus une pizza en en-cas), on boit (régulièrement on vous apporte un verre d’eau), on va aux toilettes, on regarde des films (deux plus deux séries), et surtout on dort. Rien a signaler donc jusqu’à l’atterrissage, on ne voit pas la Statue de la Liberté en arrivant donc pas de regret d’être au milieu… par contre une fois au sol, vous n’appréciez du tout que bien qu’ayant rattrapé son retard, votre avion est cloué sur la piste, faute de porte de débarquement disponible… Et, c’est une fois arrivé à la douane, que vous réalisé l’ampleur de votre malheur, à quelques minutes près vous auriez pu débarquer avant le vol qui encombrait votre porte, et ne pas attendre 1h30, pour passer la douane. Résumons :
· arrivée 16h au lieu de 16h10 sur le tarmac,
· arrivée 16h45 dans la file d’attente pour la douane,
· 18h : je peux enfin récupérer mes bagages.
Vous vous doutez que je me ne peux pas simplement passer la douane, non il se trouve qu’on ne m’a pas donné le bon formulaire, je n’ai pas à remplir la fameuse carte de débarquement verte, puisque j’ai un visa, mais le formulaire I-94. Je vais donc le remplir, je me trompe, on recommence, ça fait marrer tout le monde, y compris l’officier, ouf cette fois-ci c’est bon ! Et pour la première de ma vie, mes bagages on été retirés du tapis et m’attendent sur côté, tellement j’ai mis du temps.
18h15, me voici dans un des célèbres taxis jaunes, sous une pluie battante, en route pour Manhattan ! J’indique l’adresse au taxi, qui ne me comprend pas… quand enfin il comprend, il m’explique on ne dit pas « 182 Claremont avenue », mais seulement « Claremont avenue », OK c’est noté. Il me dépose devant chez moi, avec mes deux valises pesant en tout 51kg, mon sac à main, et le sac du PC. Je vous ai parlé du fait que j’habite au 5ème sans ascenseur ? Heureusement, un jogger passe, et me propose son aide pour monter mes valises. Je précise ici, que oui, j’habite SoHa (South Harlem) et que non, il ne s’est pas enfui avec mes bagages, et que non, il n’était pas noir ! Arrivée devant l’interphone, je sonne ma coloc descend, le concierge sur les talons (quoi aurais-je oublié de vous dire que nous subissions un dégâts des eaux ? Welcome in NYC!).
Ma chambre est OK, l’appart sympa, et ma coloc vraiment désolée. Mais je suis trop heureuse d’être là alors ce n’est pas grave. En plus, elle me propose de dormir dans le salon, car si ma chambre n’a rien, elle est dans la zone sinistrée de l’appart, donc je serai mieux dans le salon, et du coup réduit le loyer de $200 pour le dérangement. Nous sortons dîner des sushi, vers 20h, il fait chaud et humide.
22h30, cela fait 24h que je suis debout… l’air a été rafraîchit par la pluie, je peux enfin dormir ! Décalage horaire oblige, je me réveille à 3h, puis 5h, à 7h ma nuit est définitivement finie. De toutes façons, les travaux sur le toit (ceux responsables de l’inondation et du départ du troisième coloc dans l’autre chambre) commencent vers 8h30.
Aujourd’hui, j’entame les démarches administratives (souhaitez-moi bonne chance), et un peu de tourisme : attention NYC, me voici !